Une décision symbolique mais non suivie de contraintes réelles
Les 11 et 12 janvier, la Cour internationale de justice, plus haute juridiction de l’ONU, examinait la requête déposée par l’Afrique du Sud visant à poursuivre l’État israélien pour le génocide commis contre la population de Gaza. Les juges rendaient leur décision ce vendredi 26 janvier.
Lors de l’audience, les représentants de l’Afrique du Sud avaient notamment rappelé que plus de 23.000 palestiniens de Gaza – dont une majorité de femmes et d’enfants – avaient été tués, plus de 60.000 autres blessés et que l’entièreté de la population est privée d’eau, de nourriture, de médicaments et de logements, et menacée de famine. Une situation susceptible d’entraîner sa disparition et donc des actes potentiellement constitutifs d’un génocide.
La cour de justice devait trancher s’il existe «un risque plausible» qu’un génocide ait lieu ou qu’il soit en cours. Si la réponse est positive, la Cour doit ordonner des mesures pour empêcher ce risque. L’Afrique du Sud réclamait la fin des opérations militaires à Gaza, l’obligation d’Israël d’agir conformément au droit international, la levée de toute entrave à l’aide humanitaire, la poursuite des auteurs de crimes ou d’incitation au génocide…
Ce 26 janvier, la Cour a donc rendu sa décision. La présidente a rappelé la définition du génocide selon la Convention sur le génocide rédigée en 1948 : «un ensemble d’actes qui visent à détruire en tout ou en partie un groupe national, ethnique, racial, ou religieux». Elle a évoqué les violences extrêmes infligées à la «majorité de la population» à partir des éléments atroces fournis par les organismes humanitaires de l’ONU à Gaza. Elle a aussi relevé les discours des des responsables israéliens parlant d’«animaux humains» ou de «peuple des ténèbres» visant à déshumaniser les palestiniens, et donc à…
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Auteur: B

