Benjamin Netanyahu s’est exprimé à l’ONU après que des dizaines d’Etats du monde entier ait signifié leur indignation face au génocide à Gaza. Il l’a fait devant une salle presque vide puisque la grande majorité des représentants des nations du monde ont préféré partir plutôt que d’écouter une ordure génocidaire. Le simple fait que Netanyahu, sous mandat d’arrêt international pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, ait pu s’exprimer alors qu’il aurait dû être arrêté à peine après avoir mis un pied sur le sol américain, est déjà une honte.
Une honte qui s’abat aussi sur la France et son gouvernement, puisque malgré une dénonciation aussi inconséquente (elle n’est pas suivie de sanctions massives contre Israël, comme cela peut exister contre la Russie) que convenue, par Emmanuel Macron, de la colonisation en Cisjordanie et des massacres à Gaza, notre président a autorisé le survol par la France de l’avion transportant le dirigeant israélien.
La négation du génocide
Sans surprise, Netanyahu s’est défendu des accusations de génocide. Mais il l’a fait avec un argumentaire aussi fallacieux que révélateur. Il a par exemple affirmé “Les nazis ont-ils demandé aux Juifs de partir ? Aucun des leaders génocidaires a-t-il demandé aux gens de partir pour qu’ils puissent arriver ? Bien sûr que non”.
Sauf que voilà, le génocide des Juifs d’Europe a des spécificités, notamment par sa proportion (environ 50% des Juifs d’Europe ont été assassinés) et son industrialisation. Mais, justement, il n’est pas le seul génocide de l’Histoire. Même si Netanyahu avait raison sur un point particulier (“les nazis n’ont pas procédé de cette manière”) cela ne démontrerait pas que “ce n’est pas un génocide”. Comme l’écrivaient les historiens israéliens Daniel Blatman et Amos Goldberg dans Haaretz : “il n’y a pas d’Auschwitz à Gaza. Mais cela reste un…
Auteur: Rob Grams
