Israël en guerre de communication


Analyse d’une campagne d’intoxication mondiale


«La vérité n’a plus d’importance, les faits n’ont plus d’importance, il faut inonder de fausses nouvelles les réseaux sociaux pour combattre ceux qui critiquent Israël». Ces propos pourraient être tirés des romans de George Orwell, mais ils ont bien été prononcés par le directeur de la communication du Likoud, le parti de Netanyahou. Son nom ? Eli Hazan, un politicien israélien, dans une vidéo mise en ligne en avril 2026 par le média Middle East Eye.

Pour un régime génocidaire, la guerre informationnelle est un enjeu majeur, au même titre que l’offensive militaire. Il faut détruire ou altérer l’information pour écraser l’adversaire, tenter d’effacer les traces des atrocités, limiter le soutien international aux peuples exterminés, empêcher les faits d’être diffusés.

Le budget de la propagande sioniste multiplié par 100

Fabriquer des fake news de manière industrielle demande énormément de moyens. Rien qu’en 2026, Israël va dépenser environs 730 millions de dollars pour son pôle de «diplomatie publique» et sa «communication stratégique». Une manière polie de parler de propagande, et ce montant est est de 80 à 100 fois supérieur à ceux consacrés aux efforts de communication israéliens avant octobre 2023.

Netanyahou résume parfaitement la situation : pour lui, la guerre informationnelle contre la Palestine est le «huitième front». Une ligne de combat en plus de celles à Gaza, au Liban, en Iran, en Syrie, au Yémen, en Cisjordanie ou en Irak. Ce nouveau front, nommé parfois cyniquement «bataille pour la vérité» par le Premier ministre israélien, consiste à inonder les réseaux sociaux d’informations contradictoires ou fausses. Avec un unique objectif : lutter contre la «délégitimation» d’Israël dans l’opinion publique internationale.

Ingérences étrangères et déstabilisations politiques

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Auteur: B