Jour après jour, le nombre de personnes mortes, blessées ou portées disparues augmente et, sans doute, le bilan ne va pas cesser d’empirer. Depuis samedi 7 octobre, date à laquelle les forces du Hamas ont mené des attaques sanglantes et simultanées dans plusieurs zones contrôlées par Israël, traversant les remparts vantés par Benjamin Nétanyahou pour être infranchissables, l’horreur s’affiche en direct sur tous les écrans du monde, dont ceux des principaux concernés : Israéliens et Palestiniens.
La réaction du Premier ministre, indéboulonnable chef du gouvernement d’extrême droite le plus radical de l’histoire du pays, ne s’est pas fait attendre : dès le lendemain de l’offensive palestinienne, les chars israéliens se sont positionnés aux frontières du pays et des bombardements sur les sites stratégiques de la bande de Gaza ont été lancés. Le ministre de la défense israélien, Yoav Galant, a annoncé un « siège complet » de ce territoire de 360 km2. « Nous combattons des animaux humains et nous agissons en conséquence », a-t-il déclaré, ajoutant que l’accès à l’électricité, à la nourriture et au gaz allait être fermé.
Dimanche 8 octobre, plus de 1 000 morts étaient à déplorer et près de 200 otages étaient encore retenus par le Hamas. C’est le début d’une « guerre longue et difficile », selon les mots de Benyamin Netanyahou, qui peut se vanter d’avoir, dans l’horreur, opportunément rassemblé autour de lui l’opposition israélienne, prête à rallier un « gouvernement de combat », et d’avoir éteint la contestation citoyenne contre une réforme de la justice qui lui donnait tous les pouvoirs.
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Auteur: Hugo Boursier

