L’armée israélienne a annoncé avoir bombardé une centaine de cibles du Hezbollah au Liban, où le chef du mouvement islamiste a promis jeudi une « terrible » riposte après l’attaque spectaculaire qui a visé ses appareils de transmission, faisant 37 morts et des milliers de blessés.
Après la vague d’explosions mardi et mercredi de bipeurs et de talkies-walkies à travers le Liban, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a assuré qu’Israël allait recevoir « un terrible châtiment, là où il s’y attend et là où il ne s’y attend pas ». Israël n’a pas commenté cette attaque.
Le chef du mouvement armé soutenu par l’Iran a accusé Israël d’avoir « franchi toutes les lignes rouges », dénonçant un « massacre » pouvant constituer un « acte de guerre » ou même une « déclaration de guerre ».
L’attaque, survenue dans des places fortes du Hezbollah en banlieue sud de Beyrouth, ainsi que dans le sud et l’est du Liban, a fait en deux jours 37 morts et 2.931 blessés.
L’ONU et Washington ont mis en garde contre une « escalade » après cette attaque sans précédent qui a encore ravivé les craintes d’un embrasement du Proche-Orient, près d’un an après le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, allié du Hezbollah, dans la bande de Gaza.
Le président français Emmanuel Macron a adressé jeudi un message vidéo aux Libanais, leur assurant qu’un « chemin diplomatique existe ».
Alors qu’Hassan Nasrallah prononçait son discours, l’aviation israélienne a survolé Beyrouth à basse altitude, franchissant le mur du son.
Israël a aussi poursuivi ses raids aériens dans le sud du Liban, disant avoir visé notamment des systèmes lance-roquettes du Hezbollah « prêts à être utilisés immédiatement pour tirer sur le…
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Auteur: AFP

