Sur le plateau de Public Sénat, l’ancien président de la commission des Affaires étrangères à la Chambre basse a critiqué la stratégie du Premier ministre israélien en Iran. Selon lui, Israël aurait dû adopter la voie de « négociations multilatérales » pour arrêter le programme nucléaire iranien, et non l’attaquer militairement. Aujourd’hui, « Israël a choisi une ligne qui n’est pas la bonne », estime-t-il.
Plongé dans ce « déchaînement de violence », et encouragé par la population israélienne qui le soutient, selon Jean-Louis Bourlanges, Benyamin Netanyahou pourrait alors « aller plus loin » dans son offensive. Reste à comprendre l’objectif du Premier ministre israélien, qui reste plutôt vague pour les observateurs de la scène internationale. « On ne peut jamais être sûr de contrôler une opération comme celle-ci », complète Jean-Louis Bourlanges.
« Le régime iranien est détesté par les Kurdes, les femmes et la bourgeoisie », analyse Jean-Louis Bourlanges
Cependant, l’ancien président de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale ne croit pas à l’objectif de destruction du régime iranien par Israël. Jean-Louis Bourlanges s’aligne ici sur les mots du chef de l’Etat, qui a affirmé hier : « Tous ceux qui croient qu’en frappant avec des bombes depuis l’extérieur on sauve un pays malgré lui-même et contre lui-même se sont toujours trompés ».
Mais pour l’ancien…
Auteur: Clarisse Guibert

