Italie, France, Allemagne… Des dizaines de pays européens touchés par une campagne d’influence industrielle pilotée par le régime génocidaire
«L’une des plus grandes campagnes d’influence et de désinformation raciste jamais documentée». C’est en substance ce que décrivent les chercheurs Marc Owen Jones et Sohan Dsouza, respectivement professeur sur le campus de Doha de l’université américaine Northwestern et chercheur indépendant, pour qualifier la bataille d’influence que cherche à mener Israël en Europe. Sur les réseaux sociaux cette campagne, délibérément axée sur les calendriers électoraux européens, a généré plus de 830 millions de vues cumulés depuis 3 ans, pour un coût total estimé à environ 10 millions d’euros. Il s’agit là d’un nouveau cap franchi en matière de propagande, avec une production en masse de fausses informations pilotées par l’extrême droite israélienne.
Le concept est simple : inonder de publicités les plateformes de Meta, mais aussi Youtube ou encore TikTok. Cette gigantesque opération de désinformation, généreusement financée, fourmille de contenus racistes et islamophobes, visant tout particulièrement le Qatar. Présenté comme un soutien du terrorisme, des contenus placent également l’émirat comme instigateur du «grand remplacement», la théorie raciste préférée de l’extrême droite. D’autres contenus islamophobes à l’adresse des utilisateurs français établissent un lien entre le mouvement social en cours et les personnes de confession musulmane.
Les auteurs de l’enquête sont parvenus à identifier le principal bénéficiaire de l’opération : l’État d’Israël, avec différents indices laissant peu de place au doute. En novembre 2024, une série de publicités faisant par exemple la promotion du premier ministre hongrois d’alors, Viktor Orban, ont été mises en ligne le jour où la Cour pénale internationale a émis…
Auteur: B
