Dans le nord de l’enclave palestinienne, où l’état de famine a été déclaré au mois d’août en raison des blocages israéliens à l’acheminement de l’aide, l’invasion terrestre lancée la semaine dernière par Israël contraint une nouvelle fois la population à se déplacer.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU, à New York (photo d’archives).
Lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, Antonió Guterres a estimé que dénoncer la situation comme « moralement et juridiquement indéfendable » n’était plus suffisant pour décrire l’ampleur de la « souffrance humaine » dans l’enclave. À l’heure où de nombreuses voies s’élèvent pour qualifier les agissements israéliens à Gaza de génocide, les paroles du Secrétaire général était lourdes de sens.
Le conflit actuel a éclaté le 7 octobre 2023, lorsque le Hamas a lancé une attaque d’une violence inédite contre Israël, faisant plus de 1.200 morts et des dizaines d’otages. La riposte israélienne, d’une intensité militaire inégalée depuis le début du conflit israélo-palestinien, a transformé la bande de Gaza en champ de ruines. Près de deux ans et 65.000 morts plus tard, les bombardements israéliens continuent, les infrastructures civiles palestiniennes sont anéanties, et les agences de l’ONU parlent d’une « catastrophe humanitaire totale ».
Dans un rapport publié mardi, une Commission d’enquête internationale indépendante, mandatée par l’ONU, va plus loin. Elle affirme qu’Israël cherche à exercer un contrôle permanent sur Gaza, où le pays a pris le contrôle de 75 % du territoire à l’été 2025. En privant délibérément la population de ressources essentielles à sa survie et en réduisant drastiquement l’espace vital des Palestiniens, la Commission affirme qu’Israël s’est rendu coupable…
Auteur: Nations Unies FR

