Cet article de Jean-François Bayart est paru initialement sur le site d’Alternatives économiques. Avec l’aimable autorisation de l’auteur et de la revue d’origine, nous la republions pour nos lecteur.rices. Jean-François Bayart est professeur d’anthropologie et de sociologie à l’Institut des hautes études internationales et du développement (IHEID), et auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Le gouvernement du monde. Une critique politique de la globalisation (Fayard, 2004) et L’impasse national-libérale. Globalisation et repli identitaire (La Découverte, 2017).
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Les événements tragiques qui surviennent en Israël-Palestine nous obligent à un effort d’intelligence politique, au-delà des légitimes émotions qu’ils soulèvent. Ils nous apportent quatre leçons que nous serions bien avisés de méditer en France.
Les extrémistes n’apportent aucune solution à des problèmes qu’ils se font forts de régler mais qu’ils ont souvent eux-mêmes créés. Les éditorialistes israéliens ne trouvent plus de mots pour stigmatiser l’invraisemblable incompétence d’un gouvernement pris en otage par les religieux, les suprémacistes et les colons, et qui se targuait de garantir la sécurité et la prééminence d’un Etat devenu constitutionnellement juif, à leur initiative et à l’encontre du projet sioniste initial. Bravo les artistes !
Il n’y a pas de réponse sécuritaire à un conflit politique, quelle que soit la sophistication des technologies employées. Les va-nu-pieds du Hamas ont saturé le Dôme de fer, franchi la coûteuse barrière électronique, déjoué les oreilles de la start-up nation si fière de son logiciel Pegasus.
Il n’y a que des solutions politiques à des conflits politiques. Il ne sert à rien de traiter les ennemis de « terroristes », et moins encore d’« animaux humains » car il faudra un jour négocier avec eux faute de possibilité d’une victoire militaire susceptible de…
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Auteur: redaction

