Dans la première partie de ce texte (1) nous avions vu qu’Israël était un paradoxe en cela que son existence dépendait d’autres puissances, principalement des Etats Unis sur les plans : militaire, économique. Nous avions vu, que le principal argument d’Israël était que ses ennemis voulaient sa destruction et que cet argument, supposé justifier la politique violente d’Israël, révélait en fait la fragilité congénitale de son existence. Et nous avons découvert stupéfaits que son existence morale, son identité ne dépendaient pas d’une histoire dense, matérielle, documentée, physique comme pour toutes les nations, mais qu’elle ne tenait qu’à un fil, celui d’un récit mythique sur ses origines.
De ces caractéristiques, Il va découler que le récit sur Israël, la propagande et la communication vont jouer un rôle essentiel dans sa relation avec le monde et dans la justification de son existence.
Israël est, sous cet angle, aussi une création de la propagande, et même un chef d’œuvre de la propagande.
La violence, élément cardinal de la propagande
Le thème de la violence est très utile pour la propagande israélienne. Il permet pour Israël, ses parrains, et ses défenseurs, d’évacuer les causes profondes de ce conflit chronique qui existe au Moyen Orient depuis l’irruption d’Israël dans la région et de ne le traiter que sous l’aspect de la violence. Le traitement du sujet sous cet angle représente en effet l’avantage de renvoyer dos à dos agresseur et agressé, dominant et dominé, victime et coupable. La violence, par elle-même n’explique rien en l’absence d’une lecture de ses causes. Elle est, par essence inhumaine, qu’elle soit utilisée par l’oppresseur ou, par réaction, par l’opprimé. Il y a des causes justes, mais il n’y a pas de morts justes. Chaque mort est un drame total, existentiel du point de vue individuel.
Avec la violence comme seule causalité, il suffira…
Auteur: Djamel LABIDI

