Israël verrouille notre accès à la Palestine

En tant que chercheurs et journalistes, notre activité repose sur l’accès au terrain israélo-palestinien. Pendant plusieurs décennies, ces circulations, dépendantes du bon vouloir des autorités israéliennes, demeuraient relativement ouvertes pour de nombreuses nationalités, à la condition de ne pas mentionner son souhait de se rendre en Cisjordanie ou à Gaza. Les restrictions tendent désormais à s’accroître et à viser des secteurs professionnels de plus en plus larges.

En janvier 2026, l’historien Vincent Lemire s’était vu refuser l’entrée en Israël. Il devait s’y rendre pour participer à un ensemble de séminaires dans des universités israéliennes et palestiniennes. Une décision finalement annulée à la suite de protestations d’universitaires israéliens et du soutien du ministre de l’Enseignement supérieur en France. Le 10 juin, la journaliste Alice Froussard a été refoulée à son arrivée à Tel-Aviv pour des « considérations de sécurité publique, de sûreté publique ou d’ordre public ».


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Elle prévoyait la réalisation de reportages en Cisjordanie pour Radio France internationale (RFI). Sa situation rappelle également que la presse internationale continue d’être empêchée d’entrer dans la bande de Gaza par ces mêmes autorités israéliennes. Plus récemment, le 28 juillet, le doctorant à l’EHESS et à l’ULB, Thomas Vescovi, s’est à son tour vu notifier un refus de visa par Israël pour des « raisons de sécurité ». Son voyage, financé par une allocation universitaire et accueilli par un institut français, devait lui permettre de suivre la campagne électorale en Israël et d’y collecter des…

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Auteur: Collectif