L’improvisation chez Issa Doumbia, ne date pas d’hier. Très jeune, à l’âge de onze ans, il s’élance au sein de la compagnie Déclic Théâtre de Trappes, bien connue des initiés pour avoir formé un certain Jamel Debbouze. « C’est ma vie, c’est là où j’ai commencé à vraiment sentir ce sentiment d’exister aux yeux des gens », confie le comédien.
Cette vocation n’est peut-être pas un hasard si l’on remonte l’arbre généalogique d’Issa Doumbia. Ses ancêtres étaient griots, une caste en Afrique subsaharienne dépositaire de la tradition orale à travers des poèmes et des chants qui requièrent souvent de l’improvisation. Pour l’acteur, ces « intermittents du spectacle » ressemble, d’une certaine manière, à ce qu’il peut faire sur scène. Cet héritage « c’est en moi », explique-t-il.
« Je me suis battu pour prouver que je voulais faire ce métier »
Issa Doumbia a grandi dans un quartier populaire de Trappes. Bien qu’il explique qu’il n’avait « aucune notion de l’argent », plusieurs souvenirs l’ont marqué à l’instar des collectes alimentaires. « Les restos du cœur, je sais que je n’aimais pas y aller parce que ça faisait vraiment la famille pauvre […]. Quand on prend des choses là-bas et quand on retourne chez nous, ça n’a pas existé ».
Un contexte qui rend plus difficile la volonté de s’élancer dans le milieu artistique, souvent associé à des revenus…
Auteur: Rédaction Public Sénat

