Cette fois, Gennaro Sangiuliano, 62 ans, ministre de la culture, n’a pas eu d’autre choix que de jeter l’éponge. Dans une interview à la Rai, mercredi, il avait confessé une « faiblesse sentimentale » pour Maria Rosaria Boccia, 41 ans, à qui il avait confié des responsabilités de conseillère non rémunérées. Il s’en était excusé publiquement et avait demandé pardon à sa femme. Il avait présenté sa démission à Giorgia Meloni, la cheffe du gouvernement, qui l’avait refusée. Et le ministre pensait que l’affaire s’arrêterait là.
Révélations sur les réseaux sociaux
Mais entre-temps, Maria Rosaria Boccia a décidé de donner sa version des faits. Depuis la prestation publique du ministre, celle qui n’a pas été invitée sur les plateaux de télé déverse chaque jour de nouvelles révélations sur le réseau social LinkedIn. Elle y explique qu’elle avait été embauchée comme conseillère pour des « événements importants » et publie, sur Instagram cette fois, photos et enregistrements de sa relation avec le ministre. Elle utilisait pour cela une paire de lunettes de soleil Ray-Ban connectées, équipées d’une caméra et d’un microphone. Maria Rosaria Boccia prétend qu’il n’y a rien d’illégal dans ces enregistrements.
La presse italienne, qui se fait l’écho de l’affaire, l’a surnommée « The Machine Gunner » (« la mitrailleuse ») pour la célérité avec laquelle elle poste ses photos et révélations sur les réseaux sociaux. Mais, plus sérieusement, des voix s’élèvent pour demander si Maria Rosaria Boccia a pu avoir accès à des documents classifiés alors qu’elle accompagnait le ministre à Pompéi où va se tenir, en octobre, le G7 des ministres de la culture. Car il s’avère que la « conseillère » avait aussi accès aux bureaux et documents de plusieurs ministères.
Plusieurs membres du gouvernement visés par des enquêtes
Déconfit et discrédité, Gennaro…
La suite est à lire sur: www.la-croix.com
Auteur: Agnès Rotivel

