Le Parlement se réunit lundi en Congrès au Château de Versailles pour faire de la France le premier pays au monde à inscrire explicitement dans sa Constitution l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et protéger le droit à l’avortement en recul dans nombre de pays.
Logée dans l’aile du Midi de la résidence des rois de France, la prestigieuse salle du Congrès s’apprête à accueillir un moment d’histoire: les 925 parlementaires du pays, sénateurs et députés, sont appelés à graver l’avortement dans le marbre du texte fondamental.
« La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ». Introduite à l’article 34, la phrase fera de la France une pionnière, à rebours de plusieurs pays où le droit à l’avortement recule, aux Etats-Unis ou en Europe de l’Est.
« Quand les droits des femmes sont attaqués dans le monde, la France se lève et se place à l’avant-garde du progrès », a lancé sur X le Premier ministre Gabriel Attal, qui prendra la parole après l’ouverture du Congrès à 15h30, pour concrétiser cette promesse d’Emmanuel Macron.
A quatre jours du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, et au cinquantième anniversaire du vote de la loi Veil ayant légalisé l’avortement en France en 1974, la réunion du Congrès viendra parachever une longue bataille politique initiée par la gauche, portée par les associations féministes et finalement embrassée par le gouvernement après plusieurs initiatives parlementaires.
Confortable majorité
Une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés est requise pour approuver cette révision constitutionnelle, la première depuis 2008. Elle devrait être atteinte sans difficulté, après les votes massifs de l’Assemblée (493 députés contre 30) et du Sénat (267 voix contre 50) en faveur de cette inscription.
Soutenue par plus de 80% de la population française selon…
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