Emmanuel Macron a présenté sa planification écologique à l’horizon 2030 lundi dernier. Vous le savez, l’urgence écologique nous guette et la France a déjà eu le bonnet d’âne.
Avant cela, nous faisons un petit détour par les carburants. La semaine dernière, nous vous parlions de la proposition ratée du gouvernement de proposer aux industriels de vendre le carburant à perte, pour lutter contre l’inflation. Face à ce flop, Emmanuel Macron a avancé la vente à prix coûtant. Thomas Porcher explique que cela ne va rien changer, et que l’absence de transparence des prix empêche de savoir si les industriels vendent réellement sans bénéfice.
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Qu’est-ce que “l’écologie à la française” selon Emmanuel Macron ?
Une “écologie souveraine” : réduire la dépendance aux énergies fossiles, en passant de 60 à 40% à l’horizon 2030 avec le déploiement des énergies renouvelables et du nucléaire. Emmanuel Macron n’oublie pas l’Europe, en parlant d’une taxe carbone aux frontières et d’une stratégie industrielle “made in Europe”.
Une “écologie qui crée de la valeur économique et qui s’appuie sur une stratégie industrielle”. Le Président parle de “décarbonner” et d’accélérer sur deux chantiers : un inventaire de ressources minières (lithium, cobalt) et des gisements d’hydrogène naturel, et celui de la capture et séquestration de carbone.
Emmanuel Macron promet aussi au moins 1 million de voitures électriques produites d’ici 2027 sur le sol français et la production de batteries, même vouées à l’export.
Il annonce aussi 13 projets de RER métropolitains avec 700 millions d’euros de l’État.
Une “écologie compétitive”. Vous avez bien lu. Cela consisterait à trouver des “solutions décarbonées pleinement compétitives” pour être, je cite toujours, “en cohérence avec la stratégie économique…
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Auteur: Le Média

