Au PS, on n’a pas (encore) de candidat, mais on a des idées pour se diviser. C’est en plein jour férié, vendredi 8 mai, que le Parti socialiste nous a réservé un nouvel épisode dont lui seul a le secret. Pas d’armistice, mais une guerre interne qui continue. Le président du groupe PS de l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, a claqué la porte de la direction du PS, isolant de fait le premier secrétaire, Olivier Faure, sur fond de désaccord sur la primaire de la gauche non-mélenchoniste et d’ambitions personnelles des deux protagonistes pour 2027.
C’est par l’intermédiaire d’un texte, signé du sénateur Alexandre Ouizille, mandataire du TOB, le courant de Boris Vallaud, que le député des Landes et ses amis ont dénoncé la « stratégie d’isolement et d’enlisement » du numéro 1 du PS. Si le tutoiement est de rigueur entre « camarades » socialistes, les mots n’en sont pas moins durs. « Le plus souvent désormais, tu décides seul », dénonce le texte, « tu as préféré la fuite en avant au débat ». Le sénateur de l’Oise souligne encore « un sentiment d’une collégialité bâclée », une « brutalisation du fonctionnement » et le « refus du fait majoritaire ».
« Tout le monde est en campagne, pas nous », pointe Boris Vallaud
Invité ce lundi matin de France Inter, Boris Vallaud a fait le service après-vente pour expliquer « le sens de cette démission », qui casse l’accord noué lors du congrès…
Auteur: François Vignal

