« J’ai déjà fait 300 km dans une seule journée pour aller chez l’ophtalmologue et l’endocrinologue » raconte une jeune femme. 

« Sans médecin généraliste, l’état de santé de ma mère se dégrade »

À Saint-Quentin-Sur-Le-Heaume, dans la Manche, Alain Thomasse vient de raccrocher sa casquette de conseiller principal d’éducation. Mails il est loin de couler une retraite tranquille, confronté à une double difficulté :  retrouver un médecin généraliste pour lui-même et sa mère de 90 ans.

Il lui aura fallu solliciter quinze médecins, avant qu’un seizième n’accepte de le prendre parmi sa patientèle, mais à la condition de ne pas se « présenter plus de deux fois par an » au cabinet.

Pour sa mère en revanche, la situation patine. Après le départ à la retraite de son médecin généraliste, impossible de trouver un nouveau praticien. Depuis, elle erre de soignants en soignants. Atteinte d’Alzheimer, d’hypertension, elle doit prendre une vingtaine de médicaments par jour et faire l’objet d’un suivi régulier.

« En attendant, les médecins de l’hôpital de Bayeux renouvellent ses ordonnances. Ils constatent que son état s’est profondément dégradé depuis janvier », alerte Alain Thomasse. « Elle a déjà été transportée à l’hôpital par le SAMU pour une cystite. C’était une femme curieuse, alerte, aujourd’hui elle a du mal à saisir ce qu’il se passe autour d’elle. »

« J’habite à 80 kilomètres du spécialiste le plus proche ».

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Auteur: Agathe Alabouvette

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