Osama Albaba est un jeune photoreporter palestinien. Il a quitté Gaza pour se réfugier en France, avant que la guerre n’éclate en octobre 2023. Son existence, qui a débuté dans une prison à ciel ouvert, n’a d’avenir que dans l’exil. Tout comme pour ses aïeux. Mais ce jeune homme s’accroche à l’espoir de voir un jour son peuple vivre normalement.
Je m’appelle Osama Albaba, je suis né à Gaza City le 14 décembre 1996. Je travaillais pour l’agence de photojournalisme palestinienne indépendante APA Images, l’Agence France-Presse (AFP) et d’autres agences. J’ai quitté Gaza quelques mois avant la guerre en cours, en 2023. Je suis parti en quête d’une vie meilleure. J’étais confronté par ailleurs à des difficultés en lien avec mon athéisme, mon ouverture d’esprit.
J’ai obtenu un visa français qui m’a permis de me rendre en Égypte puis de gagner la France. Mon frère aîné est journaliste, il travaille pour National Public Radio [NPR, média indépendant états-unien, N.D.L.R.] et est toujours à Gaza. Les autres membres de ma famille, ma mère et mes autres frères, sont partis après le début de la guerre, avant la fermeture des frontières, et sont aujourd’hui demandeurs d’asile en Belgique. Mon père aussi a quitté Gaza, il est photographe pour l’AFP depuis vingt-cinq ans.
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Dans mon enfance, le drapeau jaune du Fatah était partout à Gaza. Puis, au fil des années, il a été supplanté par le drapeau vert du Hamas. L’occupation a fait de la religion une arme. Petit à petit, la religion a pénétré tous les aspects de la société gazaouie. Cela m’a toujours dérangé, et ma façon de résister a été de m’affirmer athée.
Être palestinien, c’est être…
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