Cet article est publié en partenariat avec la Revue Salamandre.
L’automne est la saison phare pour ralentir. Les jours raccourcissent et la nature se pare d’une palette de couleurs inspirante. C’est dans ce tableau que je viens de passer deux jours sur les traces de la discrète faune des Pyrénées. Dans le silence des cimes, j’ai tenté de m’imprégner de la poésie de cette période qui rend précieux chaque rare signe de vie sauvage.
Avant de rentrer fouler l’asphalte monochrome de la ville, je décide de m’offrir une dernière balade méditative au bord d’un lac ariégeois. En passant devant une petite cascade, je m’interroge sur l’éventuelle présence du cincle plongeur. Une fois arrivé au lac, je balaie les alentours d’un coup de jumelles et effectivement, en voilà un !
Je l’observe aller et venir depuis les berges jusqu’à une zone peu profonde. J’attends alors qu’il quitte les lieux et je me dirige vers son port d’attache, espérant son retour. Le temps d’enfiler ma tenue de camouflage sous le regard amusé de certains promeneurs, je me calfeutre rapidement derrière des fougères, les pieds au ras de l’eau. Tant pis pour la balade, l’affût fera office de reconnexion à l’instant présent.
Au bout de quelques minutes, j’aperçois la boule de plumes revenir et se poser sur un rocher en face de moi. J’en profite pour faire quelques photos à travers la végétation afin d’habiller le passereau de son environnement automnal. Je ne le quitte pas des yeux tandis qu’il plonge pour pêcher quelques larves d’invertébrés et autres insectes aquatiques, remontant parfois sur son perchoir minéral.
Un aspect impressionniste
Cette espèce est habituellement nerveuse et méfiante, je suis étonné par le calme de cet individu qui semble s’accorder au diapason de la saison. Quelques regards de temps à autre dans ma direction semblent…
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