Le premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu, invité au 20 heures de France 2, a déclaré mercredi 8 octobre que sa mission de négociateur était « terminée », et que cela devrait permettre à Emmanuel Macron de nommer un chef de gouvernement d’ici à vendredi soir.
À l’issue de deux jours d’« ultimes négociations » menées à la suite de sa démission, Sébastien Lecornu a jugé qu’« il y a une majorité absolue à l’Assemblée nationale qui refuse la dissolution ». « Je sens qu’un chemin est possible encore, il est difficile et j’ai dit au président de la République que les perspectives de dissolution s’éloignaient », a-t-il déclaré, ajoutant : « je pense que la situation permet pour le président de nommer un premier ministre dans les 48 prochaines heures. »
Vers un débat sur les retraites
Le premier ministre démissionnaire n’a pas éclairci quelles avancées permettent de lui dire qu’un compromis est possible alors que les partis ont multiplié les lignes rouges contradictoires.
« Je vois bien que, en tout cas je l’ai dit au président de la République, il faudra trouver un chemin pour que le débat ait lieu sur la réforme des retraites », a-t-il dit. Face à la demande de la gauche qui demande a minima la suspension de la retraite à 64 ans. Une suspension coûterait aux finances publiques « pas moins de trois milliards d’euros en fonction du périmètre » en 2027, a-t-il estimé.
Un projet de budget pour 2026 pourra être présenté en conseil des ministres lundi, date-butoir pour qu’il soit adopté d’ici à la fin de l’année par le Parlement, mais il « ne sera pas parfait », a par ailleurs avancé Sébastien Lecornu. « C’est un budget dans lequel même il y a beaucoup à débattre parce que c’est un budget qui avait été plutôt imaginé aussi pour que le débat ait lieu », a expliqué Sébastien Lecornu qui, démissionnaire,…
Auteur: La Croix (avec AFP)
