« On joue avec la santé mentale des gens, il y a des enfants qui sont en danger depuis le 13 février. » Sophie Abida s’est levée de son banc, elle s’adresse directement au magistrat. « Il n’y a aucun enfant dans cette audience, je ne suis pas juge des enfants. Je suis là pour juger de la responsabilité de l’État pour un fonctionnement défectueux de la justice », répond-il. L’audience qui devait avoir lieu lundi 11 septembre vient d’être reportée en décembre. Une épreuve de plus pour cette femme qui répond : « Jamais. Jamais, je n’aurais imaginé une seconde qu’après avoir dénoncé l’inceste, mes enfants seraient placés chez l’agresseur. »
Après l’écriture de cet article, et alors que l’audience du 11 septembre a été reportée, Sophie Abida a été arrêtée à son domicile le 19 septembre dernier. Selon le communiqué de son avocate, « six gendarmes casqués ont escaladé le mur de sa propriété et défoncé la porte de son domicile ». Sophie Abida aurait « été plaquée au sol » devant sa fille. « Deux gendarment conduisent Sophie au tribunal en vertu d’un mandat d’amener délivré par la juge d’application des peines du tribunal d’Orléans au motif qu’elle ne respecte pas ses obligations et notamment celle de remettre l’enfant au père, et même si celui-ci est mis en cause pour viol par les trois ainés de la fratrie », conclut le communiqué. Selon nos dernières informations, sa fille de 2 ans est désormais au domicile du père avec ses trois frères et sœurs. Sophie Abida, qui a été remise en liberté depuis, a entamé une grève de la faim pour alerter l’opinion publique. « Je suis traitée telle une…
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Auteur: Pauline Migevant

