Son nom latin, « Chenopodium quinoa », nous indique sa famille, les Amaranthacées, comme le chénopode blanc, les amarantes, les épinards, les poirées, les betteraves, entre autres. Ce sont ses petites graines que l’on consomme, pour leur saveur et leurs qualités nutritives, et leur facilité à cuisiner.
Cette annuelle herbacée de 60 cm à 2 mètres de haut présente des feuilles ovales ou triangulaires et des fleurs insignifiantes seules, mais spectaculaires, en début d’été, car groupées en très denses panicules de diverses couleurs.
Né en Amérique latine, il fait partie de la tradition de culture et de nourriture des Boliviens et des Péruviens. 90 % du quinoa mondial vient de ces pays mais, sa culture pouvant se pratiquer sous des climats très variés, on en trouve au Kenya, dans l’Himalaya, en passant par l’Inde. Dorénavant quelques producteurs français en proposent, et il faut encourager cette proximité. Depuis une vingtaine d’années, le quinoa est cultivé en Anjou, dans le Poitou et en Vendée, entre autres. Les récoltes étant au rendez-vous, les amateurs de cuisine saine le préfèrent à celui qui vient de loin : ce quinoa français a de l’avenir.
Dans nos jardins
Semé en début de printemps, au soleil, le quinoa fleurit en juin-juillet. Pendant deux mois, il est très décoratif, illuminant le potager de ses panicules colorées, surtout si vous choisissez « Brightest Brilliant Rainbow ». Cette variété est une superbe sélection d’inflorescences de diverses couleurs : vert clair, blanc crème, jaune, orange, rose… Les graines se récoltent en août septembre. Pour les consommer, il faut les laver plusieurs fois afin d’enlever la couche protectrice qui contient des saponines.
Revenons au semis, en mars-avril, en caissette sous châssis, ou en pleine terre sous tunnel. À la levée, éclaircissez, puis repiquez en deux fois : en godet individuel lorsque les plantules ont deux ou…
Auteur: Noémie Vialard

