Dans la nature, cette plante apprécie les milieux humides comme les bords de mer et de ruisseaux, les fossés, les prairies, les marais et les prés-salés. Très élégante, poussant en touffe dressée, la guimauve mesure de 50 cm à 1,50 m, suivant l’endroit où elle vit. Les feuilles veloutées, gris vert, presque argentées, épaisses, dentées, sont formées de lobes peu profonds. Les grandes fleurs mellifères, lilas très pâle, s’épanouissent tout l’été.
Un soupçon d’histoire
Si c’est avant tout une sauvageonne, la guimauve est également cultivée dans les jardins depuis l’Antiquité pour ses vertus thérapeutiques. Ses noms vernaculaires et régionaux sont peu nombreux : mauve blanche, guimauve officinale, guimauve sauvage, guimauve blanche… La confiserie qui porte aujourd’hui encore le nom de « guimauve » était à l’origine fabriquée à partir de la racine de cette plante. Maintenant, elle est constituée de sucre, de blancs d’œufs et de gélatine.
Au jardin d’ornement
Élégante, cette plante vivace se plaît en massif de fraîcheur. Si vous souhaitez l’adopter offrez-lui un sol léger, frais en été et drainé en hiver, et une exposition ensoleillée. Vous habitez en front de mer ? Elle supporte les embruns et le vent. Associez-la à des mauves, comme Malva sylvestris, à des anémones du Japon, à des campanules, à des géraniums vivaces…
Du potager à la cuisine
Ce sont surtout ses propriétés mucilagineuses qui en font sa réputation. Le mucilage est une substance végétale sécrétée par les cellules de certaines plantes. Cette substance, en présence d’eau, augmente de volume et prend la consistance d’une gelée. Dans la guimauve, les fleurs et les feuilles contiennent 20 % de mucilage et les racines 30 %. C’est ce mucilage qui permettait jadis de fabriquer les guimauves -la fameuse friandise-, et vous pouvez utiliser fleurs, feuilles et racines pour vos sauces et autres…
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Auteur: Noémie Vialard

