À la suite d’une séparation, Frédérique Boquen, 58 ans, fonctionnaire territoriale, a dû trouver à se reloger. À Plérin, petite commune du littoral breton, le marché de l’immobilier est tendu. Comme dans beaucoup d’endroits prisés sur la côte, il n’est pas envisageable pour les classes moyennes de devenir propriétaires, depuis quelques années, les prix se sont envolés. Frédérique a donc écarté cette solution.
Le casse-tête des zones tendues
Amel Gacquerre, sénatrice Union Centriste du Pas-de-Calais, souligne le poids des résidences secondaires dans les zones touristiques, comme la Bretagne. « Mécaniquement, on a moins de logements disponibles et donc les prix augmentent sur le littoral et dans le sud », détaille la sénatrice.
Frédérique s’est alors rabattue sur la location et a saisi l’une des rares offres disponibles dans sa commune. Une maison individuelle pour un loyer de 765 euros auquel s’ajoutaient des charges locatives très lourdes.
Pour Viviane Artigalas, sénatrice socialiste des Hautes-Pyrénées, cette situation malheureusement n’est pas exceptionnelle : « Dans les zones touristiques tendues, on voit bien comment les loyers ont augmenté. Un salaire ne suffit plus quand le loyer pèse plus de 40 % des revenus, c’est devenu courant »
Un nouveau défi pour les classes moyennes
Dans le cas de Frédérique, le résultat était sans appel : seule avec un salaire de 1950 euros par mois, elle ne pouvait pas tenir…
Auteur: Sébastien Lambert

