“Je ne sais pas comment vous faites pour tenir”. Un message que je reçois tous les jours en privé et parfois publiquement, depuis bientôt 4 ans et depuis que Bon Pote n’est plus anonyme.
Lorsque je réponds à cette question, c’est toujours succinct. C’est une question personnelle et il est donc toujours délicat d’y répondre. Mais dans la mesure où ma situation est similaire à celle de nombreuses personnes engagées, ou de personnes qui souhaitent s’engager et ont des hésitations ou craintes de le faire, ce texte pourrait s’avérer utile. Apprendre des erreurs, et gagner du temps et de l’énergie dans la lutte contre le changement climatique et tous les sujets que cela concerne.
Trois thèmes seront ici abordés : l’éco-anxiété, le harcèlement en ligne et les relations avec la famille et les amis.
Gérer son éco-anxiété
Commençons par le sujet le plus évident. Celui qui touche toute personne qui s’est un jour intéressée à l’environnement, au changement climatique ou à l’effondrement de la biodiversité : l’éco-anxiété.
Le chercheur Kévin Jean la définissait dans cet article comme un spectre de sentiments négatifs (peur, angoisse, colère) ressentis face aux désastres environnementaux en cours ou futurs et qui peuvent entraîner des symptômes divers.
A la lecture de cette définition, vous êtes probablement passé(e) par l’un de ces sentiments, plus ou moins longtemps, plus ou moins intensément.
Personnellement, et contrairement à ce qu’on pourrait penser en lisant certains commentaires sur les réseaux sociaux qui me comparent à un “éco-dépressif adepte de la thèse du réchauffement climatique”, j’ai la chance de ne pas vraiment souffrir d’éco-anxiété.
J’ai d’abord pensé que c’était dû à ma situation de privilégié. Mais même si le changement climatique va toucher plus durement les ménages les plus modestes, cela n’a finalement rien à voir avec votre situation financière,…
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Auteur: Thomas Wagner

