« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

Quatre ans après les déclarations dans son école d’ingénieurs, il continue d’assumer ce discours qui résonnait politiquement et correspondait à sa vision du travail. « Je suis toujours d’accord avec les idées de ce discours et c’est même quelque chose que j’essaie de porter dans ma vie, le travail salarié est quelque chose qui nous a été vendu comme un facteur d’émancipation pour trouver du sens à sa vie. Ce n’est pas le cas. On est nombreux à le penser ».

Selon une étude de l’IFOP publiée en 2023, 58% des Français considèrent leur emploi comme une contrainte nécessaire pour subvenir à leurs besoins.

En choisissant ce changement de cap, Théophile pense surtout avoir évité un burn-out. Il n’a donc aucun regret. « Entre gagner des revenus très confortables en participant à la destruction de la planète, à la crise écologique, et faire une activité qui permet d’être en accord avec ses valeurs, mon choix est très vite fait ». Pour lui, « le travail n’est pas bon en soi, la question est de savoir comment trouver une activité qui permette de faire avancer la société dans le bon sens ».

Aujourd’hui, Théophile est salarié de l’association Envol Vert, il accompagne des agriculteurs dans leurs projets d’agroforesterie. Il regrette qu’on associe trop souvent les termes emploi et travail. Dans son quotidien, Théophile ne compte pas ses heures, en plus de son emploi dans l’association, il passe…

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Auteur: Rédaction Public Sénat

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