Il est encore un peu tôt pour faire un bilan, selon elle, même si elle partage avec ONU Info quelques réflexions et souvenirs et sa fierté d’avoir dirigé cette mission.
Pour elle, cela a été « un privilège d’avoir pu servir la cause de la paix, même si la paix n’est pas encore au rendez-vous à l’est de la RDC ». « Je prie vraiment pour que cette paix arrive, parce que toutes les personnes que j’ai rencontrées n’aspirent qu’à cela », dit-elle, émue.
Alors qu’une nouvelle année débute, l’ancienne cheffe de la MONUSCO souhaite que tous ceux qui ont pris les armes se rendent compte que des millions de personnes souffrent tous les jours et « parfois perdent l’espoir que leur vie puisse être normale un jour ».
« Nous avons besoin de la paix et nous avons besoin de pouvoir rêver », affirme-t-elle. « Et aussi de créer l’espace pour rêver ».
Elle se souvient d’une visite, « en plein milieu du conflit », dans un centre culturel communautaire à Sake, une localité à environ 20 kilomètres à l’ouest de la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu. Le centre propose aux jeunes des activités dans les domaines de la culture, de l’éducation civique et de la résilience économique, avec le soutien de l’ONU.
Une bibliothèque qui attend des livres
Elle se souvient de la réponse de Jean-Marie, aujourd’hui décédé, face à son étonnement devant la bibliothèque aux étagères vides : « Il m’a regardé et il m’a dit : ‘Mme Keita, c’est vide maintenant, mais cela ne sera pas vide toujours ». Elle a proposé d’amener des livres. « Et en un rien de temps, cette bibliothèque s’est remplie ».
Quand elle retournée plus tard dans la province du Nord-Kivu, elle a appris que les jeunes du centre culturel de Sake étaient désormais dispersés, déplacés car ils ne pouvaient pas rester dans la localité à cause des combats. « Et donc la bibliothèque, elle va être de…
Auteur: Nations Unies FR

