Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), reportage
Il fallait le voir, tout sourire dans les rues de Pointe-à-Pitre, le dimanche 15 mars à l’annonce des résultats du premier tour des municipales en Guadeloupe. Harry Durimel, largement réélu avec 57,47 % des suffrages avec sa liste divers écologiste, chantant et dansant en compagnie des Pointoises et Pointois pour fêter l’événement. Chemise verte et petites lunettes rondes, l’édile de 68 ans, né à Morne-à-l’Eau, conserve non seulement la confiance de la population, mais atteste du virage vert pris par la capitale économique de la Guadeloupe.
Car Harry Durimel est un écologiste convaincu, depuis toujours : « J’ai plus de vingt ans de militantisme derrière moi », nous dit-il tout sourire dans son bureau de maire. Il est d’ailleurs le seul édile écologiste de tout le bassin caribéen. Les enjeux environnementaux sont pourtant nombreux dans cette région du monde qui figure parmi la liste des 36 points chauds en matière de biodiversité.
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« L’écologie est encore vue comme trop élitiste avec beaucoup d’interdits. Moi, je promeus une écologie heureuse, explique-t-il. L’idée n’est pas de dire qu’il faut être les conservateurs d’une belle nature en ne touchant à rien, mais plutôt d’avoir conscience que l’on peut exploiter notre biodiversité tout en la préservant, afin de léguer quelque chose aux générations futures. »
Scandale du chlordécone
Avocat de formation, Harry Durimel a été de toutes les luttes pour la préservation de l’environnement en Guadeloupe. Pollution de la Grande Rivière à Goyaves par l’usine Bonne-Mère. Mobilisation contre l’implantation d’un hôtel cinq étoiles avec terrain de golf de dix-huit trous sur l’habitation Roussel, à Marie-Galante. Démarches judiciaires contre la pollution générée par la distillerie Bologne à…
Auteur: Ludovic Clerima, Sandrine Gueymard

