« Je redoute un grand recul du projet européen »

Présidente de la commission du transport et du tourisme au Parlement européen (PE), l’écologiste Karima Delli y achève son troisième et dernier mandat. Particulièrement sensible à la progression de l’extrême droite sur l’ensemble du continent, elle en appelle à une coalition des forces citoyennes pour s’y opposer.

Les sondages annoncent une forte progression du nombre d’élu·es d’extrême droite dans la prochaine mandature du Parlement européen. Une menace réelle ou fantasmée ?

Karima Delli : Selon les intentions de vote actuelles, l’extrême droite serait en tête dans neuf des pays de l’Union européenne (UE), et en deuxième position dans neuf autres – c’est énorme ! Mais ce n’est pas une vraie surprise : cette dynamique est à l’œuvre depuis de nombreux mois déjà. Si l’Italie, les Pays-Bas et la Belgique vont élire de nombreux eurodéputé·es d’extrême droite, le 9 juin, on oublie souvent de relever que la France, où la liste du Rassemblement national culmine à 32 % dans les sondages, devrait en fournir le premier contingent (1) ! Alors que notre pays a toujours ambitionné d’exercer une forme de monopole sur le projet européen, cela a de quoi interroger et brouiller l’image de la France dans les autres États membres.

1

Des projections prévoient jusqu’à 28 élu·es pour le RN et 6 pour Reconquête.

Et puis, nouveauté totale, l’est de l’UE enregistre aussi l’émergence de l’extrême droite. Même dans des pays où la droite ultra-conservatrice est très puissante, comme en Pologne ou en Hongrie. Les lobbyistes de l’extrême droite ont réussi un coup de maître en réussissant à convaincre les opinions nationales que leurs partis étaient proches du peuple tout en n’effectuant aucun…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Patrick Piro

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com