Plage de Leme, Rio de Janeiro (Brésil), reportage
Du rouge, du vert, du violet… Le carrousel de couleurs des drapeaux et t-shirts de la petite centaine de manifestants réunis ce dimanche 20 septembre à l’occasion de la marche pour le climat sur la plage de Leme, à Rio de Janeiro, témoigne de la diversité des partis politiques et collectifs écologistes représentés.
Les groupes ont beau être porteurs d’approches et de réalités différentes, tous s’accordent sur un point à l’approche des élections présidentielles et législatives des 4 et 25 octobre : c’est le président sortant Luiz Inácio Lula da Silva (Parti des Travailleurs, centre-gauche), plus souvent appelé Lula, qui est le plus à même de défendre leur cause.
Face à lui, son principal rival : Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison en septembre 2025 pour tentative de coup d’État. Les sondages les plus récents donnent les deux candidats au coude-à-coude, avec un — très — léger avantage pour Lula.
L’actuel chef d’État a notamment réalisé de grands progrès en matière de déforestation, un des problèmes les plus sérieux pour ce pays qui abrite plus de 65 % de la forêt amazonienne, plus grande forêt vierge au monde, vitale à la captation des gaz à effet de serre. Au cours du premier semestre 2025, l’Amazonie a par exemple enregistré une perte de 1 295 km2 de végétation native — le niveau le plus bas enregistré en 10 ans, selon les données satellites de l’Institut national de recherche spatiale (Inpe).
De la même manière, en 2025, 12,7 millions d’hectares de forêts brésiliennes ont brûlé — un chiffre certes impressionnant, mais en baisse de 31 % par rapport à la moyenne historique établie en 1985, selon l’ONG Mapbiomas. Une avancée due à l’adoption d’une politique nationale de gestion intégrée des feux (PMIF), basée entre…
Auteur: Raphaël Bernard
