Tout terrain. Quand le ministre de l’Intérieur démissionnaire Bruno Retailleau, se rend dans la matinée au marché de Rungis (Val-de-Marne) pour défendre, de façon extrêmement démagogique, cette « France du courage », la gauche choisit un autre camp, la France du blocage. L’ex-insoumise Clémentine Autain s’est rendue à l’hôpital de Tenon, dans le 20e arrondissement de Paris, pour soutenir les grévistes. La patronne des Écologistes, Marine Tondelier, est allée soutenir les salariés d’ArcelorMittal à Dunkerque. Aux aurores, le coordinateur national de La France insoumise (LFI), Manuel Bompard, a soutenu la cinquantaine de personnes qui tentaient de bloquer la sortie du centre RATP de la rue Belliard, dans le 18e arrondissement de Paris.
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Et tout le monde a chaussé ses baskets. Ce matin, le député insoumis Abdelkader Lahmar s’est rendu à deux points de blocage à Vaulx-en-Velin (Rhône), sur un rond-point et devant l’école de l’aménagement durable des territoires (ENTPE). « Dans les quartiers, c’est difficile de mobiliser. Perdre une journée de travail, c’est compliqué. Mais j’ai senti, et beaucoup plus qu’avant, une certaine forme de solidarité à ce mouvement », explique-t-il.
Les gilets jaunes, ce n’était pas qu’une seule journée.
A. Lahmar
L’insoumis rêve déjà d’un acte II : « Quand on se mettait en grève avant, c’étaient des grèves illimités. Et ensuite, petit à petit, la protestation est devenue plus ponctuelle. Ça ne suffit pas. Si on descend dans la rue un jour pour protester et que demain on retourne au travail, on ne va peut-être pas atteindre les objectifs attendus. Les gilets jaunes, ce n’était pas qu’une seule…
Auteur: Lucas Sarafian

