« Je suis à l’aise et ne suis pas à l’euro près » : ces Français prêts à payer plus d’impôts

89 % des Français sont inquiets de l’emballement de la dette, 61 % d’entre eux préféreraient sabrer dans les dépenses plutôt qu’augmenter les impôts, même si dans leur grande majorité ils préfèrent cibler l’effort budgétaire sur les ménages aisés (80 %) et les méga-héritages (68 %) plutôt que sur les retraités… Ces chiffres, issus de plusieurs sondages récents, rythment les débats budgétaires et les campagnes électorales. Mais s’ils donnent de grandes tendances, ils ne disent pas tout des questionnements qui traversent la société.

C’est pour tenter d’éclairer différemment ce débat à la frontière entre l’intime et le politique, l’intérêt général et individuel, que La Croix a eu envie de demander à quelques Français ce qu’ils étaient prêts à consentir pour redresser les comptes publics. L’exercice est forcément subjectif : ce n’est pas parce que Martine, lectrice de La Croix, se dit prête à réduire sa pension de retraite qu’elle est représentative de tous les retraités. Mais écouter Martine est parfois plus instructif et stimulant que les débats politiques du moment.

Qu’ils soient riches ou moins riches, retraités, fonctionnaires, indépendants, dans le viseur de Bercy ou pas, ces témoignages donnent à voir des citoyens traversés de questions souvent profondes sur le rôle de l’État et l’intérêt général, capables de penser contre eux-mêmes ou leurs propres intérêts.

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Auteur: Angélique Vallez, Julie de la Brosse, Nicolas Senèze, Nathalie Birchem, Gabrielle Richard