« Je suis dévastée » : En Essonne, une CPE raconte avoir été violemment bousculée par la police alors qu’elle protégeait un lycéen. Elle décrit un blocus pacifique devenu une scène de violence et envisage désormais de déposer plainte.
Une conseillère principale d’éducation d’un lycée d’Essonne (91) affirme avoir été violemment bousculée alors qu’elle intervenait auprès de policiers pour protéger un élève à terre. Très affectée, elle envisage de déposer plainte.
Selon son témoignage, la journée avait commencé par un blocus « bon enfant », organisé par des lycéens mobilisés pour leur avenir. Les échanges avec les personnels étaient permanents : « On discutait avec eux. » Les élèves expliquaient leurs revendications à ceux qui souhaitaient entrer et s’organisaient pour se relayer à l’heure du déjeuner.
Mais à la reprise du blocus, vers 14 heures, la situation bascule. La CPE raconte l’arrivée de motards puis de policiers équipés de boucliers, qu’elle identifie comme des CRS. Elle décrit une charge provoquant la fuite des lycéens et des chutes dans un mouvement de foule.
En revenant vers l’établissement, elle découvre l’un de ses élèves au sol, maintenu par quatre policiers, et rapporte des coups. Autour, des jeunes crient : « Lâchez-le, lâchez-le, il a rien fait, arrêtez de le tabasser. » Elle décide d’intervenir et annonce sa fonction. « C’est là que je me suis fait violemment bousculer », témoigne-t-elle avant d’ajouter « par le commissaire ! » .
Tombée sur le dos, elle dit également avoir reçu un coup de pied dans les côtes et avoir été gazée directement alors qu’elle était au sol.
Elle décrit des douleurs de la nuque au bas du dos, aux côtes et à la gorge.
La CPE explique ne pas se sentir en état de reprendre le travail et prévoit de consulter son médecin. « Je suis dévastée, mais vraiment dévastée. […] Ça fait longtemps que…
Auteur: Le Média
