Jean-François Husson ressort un « un peu agacé » de l’audition de l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, en pleine responsabilité durant le premier semestre. Pendant plus de deux heures d’échanges, parfois rudes, sur l’autopsie de la sévère dégradation budgétaire des derniers mois de 50 milliards d’euros, le sénateur est loin de ressortir satisfait par la lecture apportée par l’ancien chef du gouvernement. « Il ne nous a pas apporté des réponses, je vois bien la capacité à contourner ou à enjamber », commente le sénateur lorrain.
Jean-François Husson ne digère pas notamment la position inflexible de l’ex-Premier ministre, opposé à un projet de loi de finances rectificative (PLFR). Pour une très large majorité de sénateurs, le gouvernement aurait dû porter devant le Parlement un nouveau budget au début du printemps, pour rectifier le tir, et non se limiter à des mesures de réductions de la dépense par décrets. « Le chef du gouvernement a fait le choix de passer par du réglementaire. Le réglementaire, c’est un contournement de la vie démocratique de notre pays », regrette le rapporteur général.
« Il y a eu de mon point de vue, un contournement, car ça ne se règle pas par le budget de l’année suivante, ni par un projet de loi de finances de fin de gestion, ça, c’est de la technique. Or, aujourd’hui au regard de la gravité du dérapage et de notre déficit, il faut parler aux représentants qui sont…
Auteur: Guillaume Jacquot

