Jean-Marie Le Pen n’est pas mort

« Le diable de la République » est décédé, ce 7 janvier, à l’âge de 96 ans. Avec Jean-Marie Le Pen disparaît la figure centrale du retour de l’extrême droite au premier plan politique. Tout au long de sa carrière politique d’une exceptionnelle longévité, marquée par cinq candidatures à l’élection présidentielle, l’homme n’a eu de cesse de réhabiliter les idées et les figures de ce qu’il appelait « la droite nationale », compromises par la collaboration. Si son parcours est indissociable de l’histoire du Front national, c’est sous la IVe République et dans les années 1950 qu’il l’inaugure.

À 27 ans, l’étudiant en droit batailleur du quartier latin est élu député de Paris sous l’étiquette poujadiste et se fait remarquer par son verbe gouailleur et son engagement militaire volontaire en Algérie. Réélu en 1958 sous l’étiquette « Indépendants de Paris », il perd son siège en 1962, victime de la vague gaulliste. Commence alors une traversée du désert, durant laquelle il crée sa maison de disques spécialisée dans l’édition historique. L’un de ses disques sur le IIIe Reich lui vaut en 1969 sa première condamnation pour « apologie de crime de guerre et contestation de crimes contre l’humanité ».


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Il participe à l’élection présidentielle de 1965 comme directeur de campagne de l’avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour et regrettera plus tard ne s’être pas présenté lui-même. Son heure arrive en 1972 quand le mouvement néofasciste Ordre nouveau (ON) vient le chercher pour prendre la présidence d’un mouvement destiné à fédérer les chapelles de l’extrême droite sous une bannière commune aux élections : le Front national. La…

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Auteur: Michel Soudais

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