« Aidez-nous à recenser sur le littoral breton tous les sites d’échouages d’algues vertes en putréfaction pour que cesse ce scandale de l’impunité totale accordée aux pollueurs et à tous leurs complices ».
Parce que des algues vertes, il n’y en a pas qu’en Bretagne nord, elles vont même jusqu’en Loire-Atlantique, et plusieurs associations dont Force 5, donc, veulent faire une sorte d’inventaire, une cartographie, dans l’immense Finistère, pour y mesurer aussi l’ampleur du problème.Vous connaissez la science participative, dites bonjour à la lutte participative !
« N’hésitez pas à nous appeler et nous on va aller voir sur place avec nos masques, notre seau, notre pelle. »
Tout cet attirail est utilisé pour analyser le site et éviter de respirer de l’hydrogène sulfuré, le gaz mortel que les algues vertes dégagent en pourrissant sur le sable. On est en plein dans la saison, et cette année le Finistère est ultra touché. Les algues prolifèrent en mer à cause de la chaleur et de la lumière, mais surtout à cause, à 90%, de l’agriculture intensive, qui balance du nitrate à gogo entre les engrais chimiques et les déjections animales, et ce n’est pas moi qui le dit mais la Cour des comptes dans un rapport. Et que fait la police ? Enfin, l’État, depuis 50 ans ?
« L’Etat se voile la face »
Jean-Yves Quéméneur et tous ses copains lanceurs d’alerte sont verts eux aussi, de voir des centaines de millions d’euros d’argent public dépensés dans des soi-disant « plans de lutte ». Ceux-ci consistent principalement à fermer des plages et ramasser les algues échouées, dans moins d’une dizaine de baies, pendant que des programmes d’actions volontaires sont demandés aux agriculteurs. Bref, on met le paquet sur les conséquences sans traiter la cause, encore une bien bonne idée ça…
Et j’ajoute que l’État, enfin le préfet, mais c’est pareil, préfet des Côtes d’Armor, a été…
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Auteur: Claude Morizur

