Durant son dernier repas, Jésus continue de dialoguer avec ses amis. Il leur redit qu’il n’est pas seul car le Père est avec lui.
En contemplant ce passage de l’évangile de Jean, je regarde l’icône que la communauté de Taizé appelle « icône de l’amitié ». On y voit Jésus marchant et tenant par l’épaule un personnage. Nous pouvons être, chacun, cette personne que Jésus accompagne et encourage sur sa route. Il nous soutient quand ça va mal et que les difficultés s’accumulent. Il est proche de nous de multiples manières. Cette icône peut nous montrer que nous ne sommes pas seuls. Jésus est l’Emmanuel, le Dieu avec nous. Il est le Sauveur, sans trompette ni tambour, il est Présence aimante dans un monde torturé. Il vient nous donner le courage de vivre et d’espérer, d’aimer et de partager y compris au cœur de l’absurde.
Ainsi l’ont vécu Dietrich Bonhoeffer, Sr Marie Skobtsov, Maximilien Kolbe dans des lieux, les camps nazis, où la mort était puissante. Leur vie donnée est intimement liée à celle du Christ. Et nous dans ce monde de conflits, de guerres, de violences comment y découvrir la présence de Celui qui sauve ? Peut-être dans toutes les solidarités au cœur des pires situations comme cette chaine humaine pour nourrir un millier de personnes chaque jour à Beyrouth grâce à une petite association. Avec tous ceux qui font le choix d’aimer quoi qu’il arrive, nous pouvons entendre les parole du Seigneur : « Prenez courage, j’ai vaincu le monde »
Autres lectures : Ac 19, 1-8 – Ps : 67 (68)
Auteur: Marie Jo Guichenuy, présidente de l’association Unité Chrétienne. Lyon

