Le studio français Don’t Nod, à l’origine de jeux acclamés comme Life is Strange ou Jusant, traverse une crise sociale majeure. Ce vendredi 8 novembre, à l’appel du Syndicat des travailleurs et travailleuses du jeu vidéo (STJV), les employés étaient en grève toute la journée, dénonçant un plan de licenciement annoncé le 16 octobre par le PDG de l’entreprise, Oskar Guilbert.
69 postes sont menacés, soit presque 30 % des postes parisiens du studio. Ce plan, présenté comme une réponse aux difficultés financières du studio, met en lumière une série de désaccords entre la direction et le personnel, alors que le syndicat critique une direction chaotique.
« On demande l’annulation sans concession de ce PSE »
Sur le piquet de grève, non loin de l’entreprise, une vingtaine de salariés sont présents sous les drapeaux du syndicat, alors qu’un espace de discussion a également été mis en ligne pour celles et ceux en télétravail. Ce mouvement s’inscrit dans la continuité d’une première mobilisation en date du 28 octobre, à laquelle avait participé un tiers des employés.
Preuve du niveau de tension entre la direction et les employés, c’est anonymement que les grévistes s’expriment. « On se retrouve face à une procédure qui a été annoncée complétement par surprise même si l’effet est un petit peu raté vu qu’on avait des signes annonciateurs », relate l’un d’eux. Pour les employés, la revendication est simple : « On demande l’annulation sans concession de ce PSE. »
Le seul moment où l’on entend parler du gouvernement, c’est quand Rachida Dati dit : ‘Super le CIJV, ça permet de créer et de maintenir 2 500 emplois’. Mais quels emplois du coup ?
Dans un communiqué destiné à ses actionnaires, Don’t Nod justifie ces licenciements par un contexte économique difficile. La direction invoque les échecs commerciaux de jeux récents…
Auteur: Maxime Sirvins

