Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) salue cette participation historique, qui permettra à six jeunes athlètes originaires de différentes régions d’Afrique de concourir en athlétisme, judo et taekwondo.
Les six sportifs vivent actuellement au Kenya et en Ouganda. Leur équipe est soutenue par la Fondation olympique pour les réfugiés, les Comités nationaux olympiques kényan et ougandais, le Comité international olympique, World Athletics et le HCR.
« C’est un moment historique pour les jeunes réfugiés de cette région et de toute l’Afrique », a déclaré Mamadou Dian Balde, Directeur régional du HCR pour l’Afrique de l’Est et australe. Selon lui, ces Jeux permettront de montrer « l’immense potentiel des personnes contraintes de fuir lorsqu’elles ont la possibilité de s’exprimer ».
Une histoire qui se poursuit
À la tête de cette équipe, le chef de mission Yiech Pur Biel connaît intimement le parcours des athlètes réfugiés.
Après avoir fui la guerre au Soudan du Sud en 2005, il a grandi en grande partie dans le camp de Kakuma, au Kenya, où il a découvert l’athlétisme. Dix ans plus tard, il faisait partie de la toute première Équipe olympique des réfugiés, aux Jeux de Rio en 2016. Il a ensuite participé aux Jeux de Tokyo en 2020.
« Accompagner aujourd’hui une équipe de jeunes athlètes réfugiés à ces Jeux mondiaux organisés pour la première fois en Afrique est, pour moi, comme une boucle qui se referme », a-t-il déclaré depuis leur camp d’entraînement dans l’ouest du Kenya.
Pour Yiech Pur Biel, cette participation est aussi l’occasion de changer le regard porté sur les réfugiés.
« C’est une occasion extraordinaire de changer le regard du monde sur nous — non pas seulement comme réfugiés, mais comme acteurs de notre propre avenir », a-t-il souligné.
L’équipe aura également pour mentor la légende kényane de la course de fond Eliud Kipchoge.
Quelque 2.700…
Auteur: Nations Unies FR
