Jeux vidéo : chez Ubisoft, les dirigeants prônent désormais la « tolérance zéro » vis-à-vis des comportements toxiques

Ce jeudi, la délégation aux droits des femmes du Sénat poursuivait ses auditions sur la place des femmes dans les jeux vidéo. Première industrie culturelle mondiale, le jeu vidéo représente un chiffre d’affaires de 190 milliards d’euros. En France, le secteur pèse 6 milliards d’euros et 10 000 emplois directs pour 30 millions de joueurs réguliers. Les femmes représentent la moitié des joueurs de jeux vidéo. Pourtant, cette présence massive ne se traduit ni par la même visibilité, ni par la même reconnaissance, ni par les mêmes opportunités, comme nous l’avions écrit ici.

Le géant français Ubisoft, fort de 17 000 salariés à travers le monde ne transige pas à la règle. « Nous avons un peu plus de 23 % de salariés qui sont des femmes et 21 % à des postes de responsabilité », a indiqué Claire Bourgne, directrice du studio Ubisoft Paris.

En 2020, Ubisoft avait été frappé de plein fouet par la libération de la parole portée par la vague Metoo. Cinq ans plus tard, le tribunal correctionnel de Bobigny avait condamné à des peines allant jusqu’à trois ans de prison avec sursis trois anciens cadres d’Ubisoft pour harcèlement moral ou sexuel au sein du géant des jeux vidéo.

Une cellule interne dédiée

Depuis cette période, Cécile Russeil, vice-présidente exécutive, l’assure : « Nous avons travaillé pour renforcer nos politiques de prévention de violences sexuelles et sexistes ». « La prévention et la lutte…

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Auteur: Simon Barbarit

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