C’était l’une des annonces de la ministre des sports, Amélie Oudéa-Castera. 3000 étudiant-es de région parisienne seront expulsé-es de leurs logements CROUS pour y loger le personnel des Jeux Olympiques.
Des milliers de jeunes en situation de précarité, qui suivent leur parcours universitaire, invité-es à dégager manu-militari de leur résidence pour faire place nette. Les autorités veulent y loger les flics, soignant-es, secouristes et agents de sécurité pendant la compétition… En échange, un maigre lot de consolation : les étudiant-es recevront un dédommagement de 100 euros et deux billets pour assister à une épreuve des JO. Super !
Face au désastre annoncé de l’événement sportif et à la guerre sociale menée par le gouvernement, la résistance s’organise. Deux banderoles ont été déployées par un collectif étudiant contre la future opération d’expulsion. L’une sur la résidence Jourdan, à Paris, et une autre sur la résidence ENSAVT, à Créteil. La jeunesse ne se laissera pas piétiner par Macron et ses ministres.
Voici le communiqué de La Rescrous :
“Nous sommes des étudiantes et des étudiants vivant dans des résidences CROUS et nous avons décidé de nous organiser pour protester contre notre expulsion lors des JOP. Nous adressons ce message clair à Mme Oudéa-Castera et au gouvernement : nous ne sommes pas “fiers” de laisser nos logements pour l’été, nous nous considérons abandonnés, démunis et révoltés face à cette décision.
Tout d’abord, nous souhaitons rappeler que notre présence dans ces logements n’est pas une chance, c’est un droit. Le gouvernement se doit de promouvoir l’égalité des chances, pour que toutes et tous, de la France entière, puissions avoir accès à un logement et des conditions de vie décente, dans des villes où les loyers explosent. C’est un droit mis à mal au vu du faible nombre de place comparée au nombre grandissant d’étudiantes et…
La suite est à lire sur: contre-attaque.net
Auteur: B

