JO, Coupes du monde, championnats… Comment adapter les compétitions sportives aux enjeux climatiques ?

Dans quelques semaines, les Jeux olympiques et paralympiques 2024 s’ouvriront à Paris. Événement fédérateur à l’influence planétaire, cette compétition fait partie, comme les Coupes du monde et les grands championnats internationaux, des grands événements sportifs internationaux (Gesi).

Ces mégaévénements, qui se définissent par leur caractère discontinu, original, international et doté d’une composition globale hors norme, sont capables d’atteindre des millions de personnes à travers le monde par la médiatisation et contribuent donc à diffuser les valeurs du sport et à faire naître chez les spectateurs le goût pour les « activités physiques et sportives ».

L’enjeu est essentiel, dans un contexte où la sédentarité, la santé mentale et l’obésité sont des problèmes majeurs de santé publique. Or désormais, le changement climatique s’invite à son tour dans l’équation.

D’une part, la fréquence et l’intensité accrues des épisodes climatiques extrêmes viennent perturber nos pratiques sportives et nous appellent à les adapter. Lors du marathon de Sydney en 2023, 260 coureurs ont dû arrêter la course notamment pour des vomissements, des cas de déshydratation, des maux de tête ou encore des malaises : les exemples se multiplient lors des grands événements sportifs, le changement climatique heurte de plein fouet la pratique sportive.



D’autre part, le changement climatique nous oblige à réfléchir à l’impact du sport, de son industrie et des grands événements sportifs sur l’environnement. Si les mobilités actives comme le vélo ou la marche à pied contribuent non seulement à la santé mais aussi à la décarbonation de nos activités, la pratique sportive (infrastructures, compétitions, surconsommation de produits dérivés…) est également génératrice de lourdes conséquences : émissions de gaz à effet de serre, dégradation des espaces naturels et de la biodiversité,…

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Auteur: Amandine Richaud Crambes, Coordinatrice scientifique et technique – Ingénieure Environnement, Urbaniste, Ademe (Agence de la transition écologique)

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