Reconnu comme un sport à part entière et pratiqué dans de nombreux pays, le sauvetage sportif sera, à sa façon, présent aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Un grand nombre de licenciés seront en effet mobilisés pour assurer la sécurité lors des épreuves, aux côtés des pompiers ou des organismes comme la Croix-Rouge. L’occasion pour la Fédération française de sauvetage et de secourisme (FFSS) de mettre en avant cette discipline encore méconnue.
Remontant aux techniques de sauvetage utilisées par les gardes-côtes pour secourir les personnes en détresse dans l’eau, le sauvetage sportif est depuis devenu un sport à part entière, avec deux catégories distinctes : des épreuves en eaux côtières et d’autres en eau plate. Originaire d’Australie, il a commencé sa transition vers une forme de compétition sportive à la fin du XIXe siècle.
« En Australie, tout citoyen doit donner du temps au club de sauvetage sportif de sa ville pour être formé. Dès lors, ils ont créé au début du siècle de vraies compétitions avec un niveau affiché qui n’a rien à envier aux épreuves de natation par exemple », explique Pierre Vilaceca, vice-président de la FFSS. La spécificité des épreuves en eau plate puise, elle, son origine en France, où l’ancien gymnaste Raymond Pitet créa, au début du XXe siècle, un mannequin destiné aux exercices de sauvetage qui porte son nom depuis.
Joindre l’utile à l’agréable
Progressivement, des championnats nationaux et internationaux ont vu le jour, attirant, dans de nombreux pays, un grand nombre de licenciés – la France en compte 75 000. Une attirance qui diffère chez les pratiquants. « Certaines personnes, déjà formées au secourisme, se rendent compte qu’elles peuvent élargir leurs horizons avec le sauvetage sportif en mer. D’autres viennent de la natation. Au final, que l’on vienne du domaine sportif ou du domaine du secourisme, on joint très…
La suite est à lire sur: www.la-croix.com
Auteur: Benjamin Bousquet

