C’est le monde que idéal veulent les puissants : un centre commercial géant à accès contrôlé, bardé de flics et de caméras. Avec les pauvres et indésirables maintenus loin par des barrières visibles ou invisibles, ou déplacés. Avec les rebelles massacrés à coup de grenades et d’emprisonnements.
Un monde dystopique à relier à « 1984 » ou au roman « Les Furtifs » de Damasio (d’ailleurs, les JO de Paris ont été très largement acheté et investi par LVMH, en écho au roman où des villes sont achetées par des marques).
Le techno-capitalisme et l’Etat, c’est l’insécurité et la précarité permanente pour les masses, et des minorités de riches sécurisés à l’aide de caméras de surveillance, de pass et de robocops.
Mais en « compensation », les pauvres ont des écrans plats connectés et pourront admirer les riches, leurs objets de luxe et leurs mondanités à la TV. Et bientôt à l’aide de la réalité virtuelle augmentée, les masses pourront s’immerger dans le mode de vie des riches, comme s’ils y étaient.
Et les plus sages auront droit à un vrai tour en yacht de luxe lors d’une émission TV.
JO Paris 2024 : l’expérimentation d’un « fascisme cool », où tout ce qui est conforme est en « sécurité »
Paris 2024 – le meilleur des mondes
De l’avis général, les Jeux Olympiques sont une réussite totale, de la cérémonie aux épreuves en passant par l’organisation. Pourtant, le tableau est loin d’être idyllique. Avec un peu de recul, ce Paris 2024 s’avère même très problématique dans son aspect dystopique. Ce qui est le plus inquiétant dans cette histoire, c’est l’acceptation, voire le désir généralisé, pour cette organisation.
Paris a été vidé de ses habitants et de ses indésirables afin de réserver la ville au tourisme de luxe
Le Paris des J.O. s’est fait au prix d’une quantité astronomique de magouilles policières, judiciaires et urbaines pour…
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