Joan Miró, portrait de l’artiste en « assassin »

Spontanément, le nom de Joan Miró évoque d’abord des peintures aux couleurs vives flottant avec une gracieuse légèreté entre abstraction et figuration, dans une atmosphère de douce fantaisie onirique – par exemple, Le Carnaval d’Arlequin (1924-1925). Aussi importante soit-elle, cette zone d’activité ne représente qu’une partie de l’œuvre foncièrement hétérogène du peintre catalan (né en 1893, mort en 1983). Baptisée Protestation, l’exposition que le musée des Abattoirs de Toulouse lui consacre

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Auteur: Jérôme Provençal