Dès les premiers jours de son mandat, Joe Biden a voulu imprimer l’image d’un président qui ne laisse pas la planète surchauffer sans rien faire. Première étape ? Retricoter rapidement ce que Donald Trump avait détruit.
Symboliquement, dès son premier jour en poste, il a acté le retour des États-Unis dans l’accord de Paris. Il a aussi annulé le permis du pipeline Keystone XL, corridor pétrolier de près de 2 000 kilomètres entre le Canada et le Nebraska. Donald Trump avait ressuscité ce projet, massivement dénoncé pendant plus d’une décennie par les associations écologistes.
À la fin de sa première année dans le bureau ovale, Joe Biden a restauré les protections des monuments nationaux Bears Ears et Grand Staircase-Escalante, dans l’Utah, balayées par l’ex-président républicain. En tout, son administration a déjà renversé une centaine de mesures en environnement prises par le locataire précédent de la Maison Blanche, et le compteur tourne toujours.
369 milliards d’investissements
À l’heure du bilan vert de Joe Biden, trois lettres éclipsent tout le reste : IRA. « L’Inflation Reduction Act », signée en 2022 : « Sa mesure signature », dit Stephen Ansolabehere, professeur en gouvernement à l’université Harvard. Cette loi mammouth autorise 369 milliards de dollars d’investissements — son coût pourrait plus que doubler, à long terme — dans la transition énergétique et la lutte contre les changements climatiques.
Pour Stephen Ansolabehere, le montant pharaonique « est à la mesure des changements », et les effets du texte se manifestent déjà. En se promenant sur les routes de la Nouvelle-Angleterre, les panneaux solaires pullulent désormais sur les toits. Les bornes de recharge de véhicules électriques, elles, ont plus que doublé en quatre ans et plus de 118 milliards de capitaux ont convergé aux États-Unis dans des nouveaux projets de batteries et de véhicules électriques…
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Auteur: Alexis Gacon

