Gaza-ville, le 23 juillet 2025. Naeema, une mère palestinienne de 30 ans, est assise avec son fils Yazan, âgé de 2 ans et souffrant de malnutrition, dans leur maison endommagée du camp de réfugiés d’Al-Shati, à l’ouest de la ville de Gaza. Plus d’une centaine d’organisations humanitaires et de groupes de défense des droits humains ont averti le 23 juillet qu’une « famine massive » se propageait à Gaza.
Omar AL–QATTAA / AFP
Mardi 29 juillet 2025.
Le dimanche 27 juillet, on s’est réveillé avec une annonce du premier ministre israélien disant qu’il voulait faire entrer l’aide humanitaire à Gaza d’une façon régulière, y compris par parachutage. Le monde entier s’est félicité : ce serait la fin de la famine.
Malheureusement, ce n’est pas du tout le cas. Nétanyahou n’a fait que réagir aux protestations qui montent de partout. Le choix de cette date est significatif : le 27 juillet, c’était le début des vacances parlementaires israéliennes. La Knesset ne siègera pas de tout l’été. Pendant cette période, elle ne pourra donc pas faire chuter le gouvernement de coalition. C’est aussi la date de la conférence dirigée par la France et l’Arabie saoudite à l’ONU, où a été discutée la création d’un État palestinien. Nétanyahou veut donc détourner l’attention en affirmant qu’il a commencé à soulager les souffrances des Gazaouis. Mais il n’a autorisé que quelques camions. Cent-trente le premier jour, cent le deuxième. Tous ces camions ont été pillés par une population affamée. Ce n’est rien par rapport aux besoins. C’est une goutte d’eau dans l’océan.
D’après les Nations unies, il faudrait plus de 700 camions par jour pour commencer à secourir la population de Gaza. La famine est toujours là. Je peux en témoigner personnellement : il y a une semaine, le matin du 23 juillet, il n’y avait plus rien à manger à la maison. Mon fils Walid et moi avions pris…
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