Journalistes tués : l’impunité progresse pour la première fois depuis 2012

Tous les quatre jours, en moyenne, un journaliste est tué quelque part dans le monde. Dans 86 % des cas, personne n’est traduit en justice. L’impunité concernant les meurtres de journalistes, longtemps en recul, est à nouveau en hausse. C’est ce qu’indique une étude de l’UNESCO couvrant la période 2024-2025, publiée lundi à l’occasion de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes.

Cette augmentation, la première constatée depuis le lancement du rapport de suivi par l’agence onusienne chargée de la défense de la liberté de la presse, met fin à 12 années de progrès modestes. 

« Les journalistes paient de plus en plus de leur vie leur travail de reportage sur les lignes de front, et bien trop souvent, les responsables de leur mort ne sont pas tenus de rendre des comptes », a déploré Khaled El-Enany, directeur général de l’UNESCO, dans un communiqué publié à l’occasion de la sortie du rapport. Il a réclamé le respect de la résolution 2222 du Conseil de sécurité, adoptée à l’unanimité en 2015, qui réaffirme la protection des journalistes en tant que civils dans les conflits armés.

Au total, 189 journalistes et professionnels des médias ont été tués en deux ans, soit 20 % de plus que sur la période 2022-2023. Un bilan inédit depuis une décennie.

Le constat est d’autant plus préoccupant que la géographie du danger s’est profondément transformée. Les guerres, redevenues le principal théâtre des meurtres de reporters, concentrent désormais 67 % des victimes, contre 43 % dans le précédent rapport. Sur les 189 professionnels tués, 127 ont perdu la vie dans des pays en conflit.

Les drones, nouvelle menace mortelle

L’État de Palestine arrive largement en tête de ce décompte, avec au moins 62 journalistes tués en deux ans, dont 32 en 2025. Le Mexique, le Yémen, le Soudan et l’Ukraine figurent également parmi les…

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Auteur: Nations Unies FR