Dans le monde, environ 40 millions de personnes présentaient des troubles bipolaires en 2019. Classée parmi les dix pathologies les plus invalidantes par l’Organisation mondiale de la santé, cette maladie grave se traduit par des hausses et des baisses d’humeur extrêmes et requiert une prise en charge à vie.
En France, on estime qu’entre 1 % et 2,5 % de la population est touchée par des troubles bipolaires, soit entre 650 000 et 1,6 millions de personnes. Instituée pour la première fois en 2014, la Journée de la bipolarité permet de faire mieux connaître cette pathologie à la prise en charge complexe. La date retenue, le 30 mars, est celle de la date de naissance de Vincent Van Gogh, en 1863, considéré comme porteur probable de la maladie.
Des dérèglements de l’humeur disproportionnés
Un patient atteint de troubles bipolaires « alterne des épisodes maniaques ou hypomaniaques (…) et des épisodes dépressifs avec des moments de rémission », indique la Haute Autorité de santé (HAS). Concrètement, cette pathologie se caractérise par des dérèglements de l’humeur disproportionnés dans leur durée et leur intensité. Les moments de gaieté se traduisent par un fort sentiment d’euphorie, une absence d’inhibition ou une hyperactivité, tandis que les moments de tristesse s’expriment par une dépression profonde.
Deux types de facteurs favorisent l’apparition de cette pathologie. Le premier est d’ordre génétique : si l’un des deux parents est atteint de troubles bipolaires, l’enfant a un risque sur deux de développer la maladie. Des facteurs environnementaux peuvent aussi la déclencher, tels que des traumatismes graves survenus pendant l’enfance (mort d’un parent, inceste, viol), mais aussi des troubles du sommeil, des carences alimentaires ou encore des infections précoces.
La bipolarité augmente le risque de tentatives de suicide, les hospitalisations ou les comorbidités, en particulier le…
La suite est à lire sur: www.la-croix.com
Auteur: Capucine Licoys

