Journée de la paix : à l’ONU, les jeunes réclament plus qu’une place à la table

Mme Maker avait passé presque toute sa vie dans le camp de réfugiés de Kakuma, au Kenya, lorsqu’elle a découvert qu’elle ne le connaissait finalement pas si bien. Arrivée à l’âge de 3 ans, cette Sud-Soudanaise y avait vécu pendant près de deux décennies avant de partir étudier aux Etats-Unis. C’est à l’université, dans le Minnesota, qu’un travail de recherche lui a appris que plus de 70 organisations intervenaient dans le camp.

ONU Info / Pauline Batista
L’ambassadrice de bonne volonté du HCR, Mary Maker, en entretien avec ONU Info (archive).

Elle n’aurait pas pu en citer dix.

« J’avais tellement honte », a raconté lundi l’ambassadrice de bonne volonté du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), lors d’un « Cercle de paix intergénérationnel » organisé au siège de l’ONU à l’occasion de la Journée internationale de la paix. 

L’anecdote pointe l’un des paradoxes de l’aide internationale : des programmes peuvent être conçus pour les jeunes touchés par les guerres et les déplacements sans que leurs premiers destinataires sachent qu’ils existent – ni, surtout, participent véritablement à leur conception.

« Avant d’investir de l’argent en moi, écoutez-moi », a résumé Mme Maker.

Pas seulement une chaise à la table

C’était précisément l’objet de la rencontre organisée par l’ONU : réfléchir à la manière d’« investir dans la paix pour tous, partout et chaque jour », en donnant la parole à des jeunes directement confrontés aux conflits, aux déplacements et à leurs conséquences.

Aux côtés de Mary Maker figuraient notamment Muzoon Almellehan, ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef, Sanjana Sanghi, championne de la jeunesse du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), ainsi que des représentants de mouvements de jeunesse, de…

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Auteur: Nations Unies FR